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Ce qu’il faut savoir sur les chihuahuas

Chihuahua : caractère, éducation, santé, alimentation et adoption. Tous les conseils essentiels pour vivre avec ce petit chien vif, tendre et dans ses pattes.

La rédaction 10 min de lecture
Ce qu’il faut savoir sur les chihuahuas
Ce qu’il faut savoir sur les chihuahuas

Il tient dans les bras, mais il ne faut pas le réduire à sa taille.

Le chihuahua fascine parce qu’il cumule les contrastes : minuscule, mais sûr de lui ; tendre, mais parfois très bavard ; attaché à son humain, mais capable d’un vrai tempérament. C’est précisément ce mélange qui séduit autant de foyers.

Le revers, c’est qu’un chihuahua mal compris peut vite devenir pénible au quotidien : aboiements, méfiance, peur du monde extérieur, caprices apparents. Bonne nouvelle : avec les bons réflexes, ce petit chien devient un compagnon remarquable.

Le chihuahua, petit format mais vrai chien

Le chihuahua est l’une des plus petites races de chien au monde. Son gabarit impressionne par sa légèreté, mais son comportement, lui, n’a rien de miniature. Beaucoup de futurs adoptants tombent d’abord sous le charme de son allure compacte, de ses yeux expressifs et de son côté très présent dans la maison.

En pratique, un chihuahua adulte pèse souvent entre 1,5 et 3 kg, parfois davantage selon les lignées et la morphologie. Il existe des variétés à poil court et à poil long, mais il s’agit bien de la même race. Cette petite taille change tout au quotidien : il se blesse plus facilement, supporte moins bien les écarts de température et ne doit jamais être traité comme un accessoire.

Ce qu’il faut retenir d’emblée :

  • Petit ne veut pas dire facile.
  • Petit ne veut pas dire calme.
  • Petit ne veut pas dire fragile sur le plan comportemental.

Le chihuahua a souvent un tempérament vif, curieux et très attaché à ses repères. Il observe, réagit vite, s’exprime beaucoup. Cela fait partie de son charme. Mais cela exige aussi un vrai travail d’éducation et de socialisation.

Un caractère qui se construit dès les premières semaines

Le chihuahua est souvent décrit comme un chien « qui a du caractère ». La formule est juste, à condition de la comprendre correctement. Il n’est pas né difficile : il devient vite méfiant ou théâtral lorsqu’on lui laisse croire que tout est permis, ou lorsqu’on le protège trop du monde extérieur.

Sa petite taille pousse beaucoup de maîtres à le porter souvent, à le laisser éviter les rencontres, à le défendre au moindre inconfort. L’intention est bonne. Le résultat, lui, l’est rarement. Un chihuahua qui ne rencontre ni chiens, ni humains variés, ni sons nouveaux, ni environnements différents pendant sa jeunesse risque de devenir craintif, aboyeur ou réactif.

Ce qui est normal chez lui

  • Alerter quand quelqu’un arrive.
  • Se montrer réservé avec les inconnus au départ.
  • Avoir un attachement fort à une ou deux personnes.
  • Réagir vivement aux bruits ou aux mouvements imprévus.

Ce qui doit alerter

  • Peur excessive et permanente.
  • Aboiements incontrôlables au moindre stimulus.
  • Grognements systématiques quand on s’approche de sa gamelle, de son panier ou de ses jouets.
  • Refus de sortir, de marcher ou d’explorer.

Le problème n’est pas la taille du chihuahua. Le problème, c’est souvent qu’on oublie de lui donner les règles d’un vrai chien.

Pour bien faire, il faut l’exposer tôt, progressivement et positivement à un maximum de situations : personnes de tous âges, chiens équilibrés, trajets en laisse, bruit de la ville, manipulation des pattes, des oreilles et de la bouche. Chaque expérience doit rester courte, calme et récompensée.

Avec les enfants, la règle est simple : on apprend aux plus jeunes à ne pas attraper le chien brusquement, à ne pas le serrer contre eux et à ne pas le déranger quand il dort ou mange. Le chihuahua peut être très affectueux avec une famille bien organisée, mais il supporte mal les gestes maladroits et les jeux trop brusques.

L’éducation : simple, courte, cohérente

Le chihuahua apprend très bien, à condition qu’on lui parle juste. Il comprend vite les règles, les routines et les récompenses. En revanche, il supporte mal l’incohérence : un jour on interdit le canapé, le lendemain on le laisse monter ; un jour on rit quand il aboie, le lendemain on le gronde. Résultat : il ne sait plus ce qu’on attend de lui.

L’idéal est de travailler avec des séances très courtes, plusieurs fois par jour, en utilisant une méthode positive. Une voix claire, une récompense alimentaire très petite, un geste identique à chaque ordre : c’est souvent bien plus efficace que la répétition ou la contrainte.

Les ordres prioritaires

  • Le rappel : indispensable pour la sécurité.
  • Le assis et le pas bouger : utiles pour canaliser l’excitation.
  • Le lâche : précieux s’il prend un objet interdit.
  • La marche en laisse : pour éviter les trajets tendus.
  • Le au panier : pour apprendre le retour au calme.

Les bons réflexes

  • Commencer dès l’arrivée à la maison.
  • Récompenser les comportements calmes autant que les bons ordres.
  • Habituer le chiot au harnais, à la laisse, au brossage et au transport.
  • Le laisser apprendre à rester seul progressivement.

Les erreurs à éviter

  • Le porter dès qu’il semble hésitant.
  • Le laisser aboyer sans intervenir.
  • Le gronder longtemps après une bêtise.
  • Le punir physiquement ou l’intimider.
  • Le surprotéger au point de l’empêcher de découvrir le monde.

La propreté demande aussi de la méthode. Comme tous les petits chiens, le chihuahua a une petite vessie et ne peut pas se retenir aussi longtemps qu’un grand gabarit. Il faut donc le sortir souvent, surtout au réveil, après les repas, après les jeux et avant la nuit. On félicite immédiatement dehors, on nettoie les accidents sans drame, et on garde un rythme très stable.

Autre point essentiel : la solitude. Parce qu’il est très attaché à ses humains, le chihuahua peut développer de l’anxiété de séparation si on ne lui apprend jamais à rester seul. Commencez par quelques minutes, puis augmentez très progressivement. Le départ doit rester banal, sans scène ni parole dramatique.

Santé : les fragilités à connaître sans dramatiser

Le chihuahua n’est pas un chien malade par nature. En revanche, sa morphologie impose des précautions. Mieux vaut connaître ses points faibles pour agir tôt et éviter les mauvaises surprises.

Les principaux points de vigilance

  • Les dents : les petits chiens font souvent plus facilement du tartre, des gingivites et des douleurs buccales. Le brossage régulier des dents est un vrai plus.
  • Les rotules : comme chez d’autres petites races, la luxation de rotule peut apparaître. Une boiterie, un petit saut sur trois pattes ou une démarche étrange doivent faire consulter.
  • La trachée et le cou : mieux vaut privilégier un harnais plutôt qu’un collier classique, surtout si le chien tire ou tousse.
  • Le poids : quelques grammes en trop se voient vite sur un si petit corps. Un chihuahua en surpoids fatigue davantage et se déplace moins bien.
  • Le froid : sa petite masse corporelle et parfois son poil court le rendent plus sensible aux basses températures.
  • Les chiots : ils peuvent être sujets à l’hypoglycémie s’ils mangent mal, trop peu ou trop irrégulièrement.

Certains chiots ou adultes peuvent aussi présenter des sensibilités oculaires, cardiaques ou neurologiques selon la lignée. D’où l’importance de choisir un élevage sérieux ou une adoption accompagnée, avec un historique de santé clair.

Au quotidien, quelques précautions changent tout :

  • éviter les sauts répétés du canapé ou du lit vers le sol ;
  • utiliser une rampe ou porter le chien si nécessaire ;
  • surveiller les signes de douleur, de fatigue inhabituelle ou de toux ;
  • consulter rapidement au moindre doute, surtout chez un chiot.

Chez un chihuahua très petit ou très jeune, la faiblesse, les tremblements, la prostration, les gencives pâles ou une baisse d’appétit ne doivent jamais être pris à la légère. Dans ce cas, l’avis du vétérinaire s’impose.

Alimentation, activité et soins du quotidien

Un chihuahua mange peu, mais il doit manger juste. Le but n’est pas de remplir sa gamelle au hasard, mais d’adapter l’alimentation à son âge, à son poids, à son activité et à sa stérilisation éventuelle.

Manger peu, mais bien

Choisissez une alimentation formulée pour petits chiens ou adaptée à son profil. Les croquettes doivent être faciles à saisir, digestes et bien dosées. Les friandises sont utiles à l’éducation, mais elles doivent rester raisonnables et compter dans l’apport total de la journée.

Quelques règles simples :

  • Chiot : plusieurs petits repas par jour, pour éviter les coups de pompe et stabiliser l’énergie.
  • Adulte : deux repas par jour conviennent souvent bien.
  • Eau fraîche : toujours disponible.
  • Restes de table : à éviter, surtout les aliments gras, salés ou sucrés.

Attention aux excès de gourmandises : sur un chihuahua, un petit surplus quotidien finit vite par peser sur les articulations et le cœur. Son air fragile pousse parfois à le suralimenter par tendresse. C’est une mauvaise habitude.

Bouger tous les jours

Le chihuahua n’est pas un chien de salon au sens passif du terme. Il a besoin de marcher, renifler, explorer, jouer et réfléchir. Même en appartement, il doit sortir quotidiennement. Les trajets autour du pâté de maisons ne suffisent pas toujours : il a besoin de vraies découvertes, à son rythme.

Les activités les plus intéressantes pour lui sont souvent simples :

  • petites promenades régulières ;
  • jeux de recherche de friandises ;
  • apprentissage de nouveaux ordres ;
  • jouets d’occupation ;
  • temps calme avec interactions positives.

L’enjeu n’est pas de le faire courir longtemps. L’enjeu est de l’occuper intelligemment. Un chihuahua qui s’ennuie devient vite vocal, collant ou inventif… rarement dans le bon sens.

Toilettage et confort

Selon le type de poil, le brossage sera plus ou moins fréquent. Un chihuahua à poil long demande souvent davantage d’entretien qu’un chien à poil court, mais les deux doivent être contrôlés régulièrement.

Pensez aussi à :

  • vérifier les yeux et le contour des yeux ;
  • nettoyer si besoin les plis ou les petites salissures ;
  • couper les griffes si elles ne s’usent pas assez ;
  • inspecter les oreilles ;
  • maintenir une routine d’hygiène dentaire.

Côté température, le bon sens prime. S’il fait froid, humide ou venteux, un chihuahua peut apprécier une protection légère lors de la sortie. À l’inverse, il ne faut pas l’emmitoufler inutilement à l’intérieur : un chien bien surveillé n’a pas besoin d’être habillé toute l’année.

Adoption : chiot, adulte, refuge ou éleveur ?

Le chihuahua attire, donc il est parfois vendu trop vite, trop jeune ou sans sélection sérieuse. C’est là que les problèmes commencent. Une adoption réussie repose d’abord sur un choix lucide, pas sur un coup de cœur pour une petite bouille.

Si vous passez par un éleveur, posez des questions concrètes :

  • comment les chiots sont-ils socialisés ?
  • les parents ont-ils été testés et suivis par un vétérinaire ?
  • dans quel environnement vivent-ils ?
  • que mange le chiot actuellement ?
  • quel est son tempérament au quotidien ?

Si vous adoptez en refuge ou en association, l’avantage est souvent la transparence sur le caractère réel de l’animal. Un adulte peut être plus simple à lire qu’un chiot, surtout pour un premier chien. Vous saurez plus vite s’il est calme, réservé, joueur, indépendant ou très fusionnel.

Les signaux d’alerte

  • vendeur pressé de conclure.
  • impossibilité de voir les conditions de vie.
  • chiot trop jeune ou manifestement peu socialisé.
  • absence d’informations sur la santé ou l’alimentation.
  • discours qui minimise totalement les besoins éducatifs de la race.

Le bon chihuahua n’est pas celui qui paraît le plus petit ou le plus mignon. C’est celui qui correspond à votre mode de vie et à votre capacité à lui offrir de la stabilité.

Au fond, ce chien donne énormément quand on lui donne en retour ce qu’il attend vraiment : des repères, du respect, de la douceur et une vraie place de chien. Bien éduqué, bien suivi et bien entouré, le chihuahua n’est pas un mini compagnon capricieux. C’est un grand caractère dans un petit corps, et c’est précisément ce qui le rend si attachant.

Vos questions

+ Le chihuahua est-il un bon chien de famille ?

Oui, à condition que la famille respecte son gabarit et ses limites. Il peut être très attaché à son foyer, mais il supporte mal les gestes brusques et les jeux trop remuants. Avec des enfants encadrés et des règles claires, il devient un compagnon très agréable.

+ Le chihuahua aboie-t-il beaucoup ?

Il peut aboyer davantage que d’autres races s’il n’a pas été bien socialisé ou s’il a appris que l’aboiement attire l’attention. Ce n’est pas une fatalité. Plus il est habitué tôt aux sons, aux visiteurs et aux routines calmes, plus il gagne en sérénité.

+ Faut-il porter un chihuahua souvent ?

Pas systématiquement. Le porter tout le temps le prive d’expériences utiles et peut renforcer la peur du monde extérieur. On le porte pour le protéger si nécessaire, mais on le laisse aussi marcher, renifler et apprendre comme un vrai chien.

+ Le chihuahua peut-il vivre en appartement ?

Oui, très bien, si ses besoins de sortie et d’activité sont respectés. Il n’a pas besoin d’un grand jardin, mais il a besoin de promenades quotidiennes, de jeux et d’un minimum de stimulation mentale. Un petit chien enfermé s’ennuie autant qu’un grand.

+ Comment éviter qu’un chihuahua devienne peureux ou agressif ?

La clé, c’est la socialisation précoce, la cohérence et l’absence de surprotection. Il faut l’exposer progressivement à des personnes, des chiens équilibrés, des bruits et des situations variées, tout en récompensant les comportements calmes. Si la peur est déjà installée, un éducateur canin ou un comportementaliste peut aider.

+ Poil court ou poil long : y a-t-il une vraie différence ?

La différence est surtout esthétique et pratique pour l’entretien. Le chihuahua à poil long demande en général un peu plus de brossage, tandis que le poil court peut sembler plus simple à gérer. Le caractère et les besoins éducatifs restent les mêmes.

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