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Quels sont les risques de contracter le coronavirus à travers les animaux ?

Coronavirus à travers les animaux : chat, chien, pelage, gestes utiles et vrais risques. Ce que dit la science et comment protéger toute la famille.

La rédaction 9 min de lecture
Quels sont les risques de contracter le coronavirus à travers les animaux ?
Quels sont les risques de contracter le coronavirus à travers les animaux ?

Le sujet revient à chaque nouvelle vague d’inquiétude : mon chien, mon chat, mon lapin peuvent-ils me transmettre le coronavirus ? La réponse courte est rassurante : le risque de contracter le coronavirus à travers les animaux de compagnie est très faible.

Mais faible ne veut pas dire nul, et surtout pas “on oublie les précautions”. Le vrai enjeu n’est pas de voir votre animal comme un danger, mais de comprendre ce qui peut réellement se passer, ce qui est improbable, et les bons gestes à adopter.

Ce que la science dit vraiment sur le risque de transmission

Le coronavirus dont on parle ici est le SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19. Depuis le début de la pandémie, des animaux de compagnie ont bien été testés positifs après avoir été en contact avec un humain infecté. Cela a été observé chez des chats, des chiens, et plus rarement chez d’autres espèces.

Le schéma le plus fréquent : l’humain contamine l’animal

C’est le point essentiel. Dans les cas documentés, la transmission se fait le plus souvent de l’humain vers l’animal. Autrement dit, une personne malade ou porteuse du virus peut infecter son chat ou son chien lors de contacts très rapprochés : caresses, câlins, toux à proximité, sommeil partagé, léchouilles, etc.

En revanche, la transmission de l’animal vers l’humain n’est pas considérée comme une voie habituelle de contamination. À ce jour, les animaux de compagnie ne sont pas reconnus comme un moteur de l’épidémie, ni comme une source majeure de cas chez l’homme.

Pourquoi le risque reste faible

Plusieurs raisons expliquent cette faible probabilité :

  • les animaux de compagnie ne toussent pas, ne parlent pas, et ne diffusent pas des gouttelettes comme un humain infecté ;
  • la quantité de virus impliquée est en général faible ;
  • les contacts à risque sont surtout liés à la proximité étroite, pas à la simple présence de l’animal dans le foyer.

Le vrai facteur de risque, ce n’est pas “avoir un animal”, c’est vivre au contact rapproché d’une personne malade.

Autrement dit, un chien ou un chat n’est pas un “vecteur” comparable à un humain contaminé. Le danger, s’il existe, tient plutôt à une situation particulière : propriétaire malade, animal très proche, et absence de gestes simples de prévention.

Pelage, surfaces et mains : où se cache le vrai risque ?

On entend souvent que le virus pourrait se retrouver “sur le pelage”. Cette idée mérite d’être clarifiée. Oui, un animal peut temporairement porter des particules virales sur ses poils, son museau ou son harnais, tout comme un objet peut en porter sur sa surface. Mais porter le virus ne veut pas dire transmettre la maladie à coup sûr.

Le pelage n’est pas un réservoir

Le poil n’est pas un milieu vivant où le virus se multiplie. Il peut, au mieux, jouer un rôle de surface de dépôt temporaire si une personne malade tousse, éternue ou touche l’animal avec des mains contaminées.

Le scénario le plus plausible n’est donc pas : “mon chat est malade, puis il me contamine”. C’est plutôt : “une personne infectée touche l’animal, puis j’attrape le virus en me touchant le visage après avoir manipulé le pelage”. On est alors davantage dans la logique de la contamination par les mains et les surfaces que dans celle d’une vraie transmission animale.

Ce qu’il faut faire sans tomber dans l’excès

Pas besoin de doucher votre chien ni de laver votre chat au désinfectant. Ce serait inutile, stressant et potentiellement dangereux pour sa peau, ses muqueuses ou son comportement.

Les bons réflexes sont beaucoup plus simples :

  1. Se laver les mains après avoir touché l’animal, sa laisse, son couchage ou sa gamelle.
  2. Éviter de se frotter les yeux, le nez et la bouche après les câlins.
  3. Nettoyer régulièrement les objets partagés : panier, plaid, harnais, jouets, gamelles.
  4. Ne pas embrasser son animal sur le museau quand on souhaite limiter les risques infectieux.

Les bisous et les léchouilles : à éviter si vous êtes fragile ou malade

Un chien qui lèche le visage, un chat qui vient se coller à votre bouche, un animal qui monte sur vos genoux pendant que vous toussez : ce sont des gestes du quotidien, très affectifs, mais pas les plus prudents si un membre du foyer est malade.

Le bon réflexe est simple : réduire les contacts très rapprochés pendant la période à risque. On peut continuer à s’occuper de son animal, le nourrir, le sortir, le rassurer. En revanche, mieux vaut mettre entre parenthèses les bisous, les face-à-face prolongés et le partage du lit si l’on est soi-même contagieux.

Quelles précautions prendre avec son chien ou son chat ?

Les mesures à adopter ne sont ni compliquées ni anxiogènes. Elles ressemblent à des règles d’hygiène de bon sens, adaptées à la vie avec un animal.

À la maison

Si tout le monde va bien, la vie avec votre animal continue normalement. Les précautions utiles au quotidien sont surtout celles-ci :

  • laver les mains après les soins, le brossage ou le ramassage des déjections ;
  • éviter de partager assiettes, couverts, serviettes ou oreillers avec l’animal ;
  • nettoyer les surfaces fréquemment touchées ;
  • garder une routine stable, car un animal stressé peut développer des troubles du comportement.

En promenade

Lors des sorties, le risque de transmission par l’animal reste très bas, mais il est logique d’appliquer des gestes simples :

  • garder une distance raisonnable avec les autres personnes et les autres chiens ;
  • éviter que votre chien renifle ou lèche les mains des passants ;
  • ne pas laisser votre animal approcher le visage des inconnus, surtout des enfants ou des personnes fragiles ;
  • vous laver les mains après avoir manipulé la laisse, les sacs à déjections ou le harnais.

On lit parfois qu’il faudrait “laisser au moins un mètre”. En pratique, plus on évite les contacts rapprochés inutiles, mieux c’est, sans pour autant transformer la promenade en opération de décontamination permanente.

Et pour les chats d’extérieur ?

Le chat qui sort seul peut croiser d’autres animaux, explorer plusieurs jardins, ou rentrer au contact de personnes différentes. Cela ne signifie pas qu’il devient un danger. Cela signifie simplement qu’il peut être exposé à des surfaces ou contacts multiples.

Si vous vivez avec un chat très sociable et que vous êtes malade, l’idéal est de limiter les câlins très rapprochés, de ne pas dormir collé à lui, et de demander à une autre personne de s’en occuper si possible. Le but n’est pas de l’isoler, mais de réduire les occasions de contamination croisée.

Si vous êtes malade : comment protéger votre animal et votre entourage

C’est la situation la plus concrète. Vous avez de la fièvre, de la toux, un test positif, ou des symptômes compatibles avec une infection respiratoire : que faire avec votre chien ou votre chat ?

Les bons réflexes si vous êtes positif

  • Évitez les contacts rapprochés avec votre animal autant que possible.
  • Portez un masque si vous devez le nourrir, le promener ou nettoyer ses affaires, surtout si vous êtes encore symptomatique.
  • Lavez-vous les mains avant et après chaque interaction.
  • Ne partagez pas votre lit avec lui pendant la période à risque si vous pouvez l’éviter.
  • Si quelqu’un d’autre peut prendre le relais pour les promenades, c’est encore mieux.

Faut-il isoler l’animal ?

En général, non, pas au sens strict. Il ne s’agit pas d’enfermer votre chien ou votre chat dans une pièce par principe. Il faut surtout réduire la proximité et éviter les gestes à risque. Le bien-être de l’animal compte : un isolement brutal peut être source de stress, de vocalises, de malpropreté ou de comportements de recherche intense.

Quand appeler le vétérinaire ?

Si votre animal a été exposé à une personne malade et présente des signes inhabituels, demandez conseil à votre vétérinaire. Parmi les signes qui justifient un avis :

  • toux ;
  • éternuements ;
  • baisse d’appétit ;
  • fatigue marquée ;
  • respiration inhabituelle ;
  • vomissements ou diarrhée persistants.

Le vétérinaire vous dira s’il faut surveiller à domicile, faire examiner l’animal, ou adapter les soins. N’administrez jamais de médicament humain sans avis vétérinaire : certains produits sont toxiques pour les chiens et les chats.

Ce qu’il faut éviter de croire pour ne pas faire d’erreur

Les peurs autour des animaux ont souvent été nourries par des informations approximatives. Voici les idées reçues les plus fréquentes, et ce qu’il faut en penser.

“Mon chien va me refiler le Covid”

C’est très improbable dans la vie courante. Le risque principal de contamination reste la relation entre humains. Un chien ne doit pas être vu comme une source habituelle d’infection.

“Il faut désinfecter son animal”

Non. Le pelage n’a pas vocation à être désinfecté. Les désinfectants pour surfaces ne sont pas adaptés à un animal vivant. Ils peuvent irriter la peau, les yeux et les voies respiratoires.

“Si mon chat revient du jardin, il faut le laver”

Là encore, ce n’est pas la bonne approche. Un lavage répété est stressant et inutile si votre chat n’a pas été en contact avec une personne malade. Mieux vaut se concentrer sur l’hygiène des mains et sur le nettoyage des objets partagés.

“Les animaux sont dangereux en période d’épidémie”

Non, pas au sens où on l’entend souvent. Ils sont surtout des compagnons de vie qui peuvent, dans certaines circonstances, être exposés par nous. La nuance est importante : on protège l’animal autant qu’on se protège soi-même.

Le bon équilibre : prudence, pas panique

La meilleure attitude consiste à faire preuve de calme et de méthode. Oui, un animal peut, dans certaines circonstances, porter temporairement des particules virales sur son pelage ou ses accessoires. Non, il n’est pas considéré comme une source habituelle de contamination pour l’humain.

Le message de fond est donc simple :

  • gardez vos animaux auprès de vous, sans les surprotéger ni les stigmatiser ;
  • appliquez les gestes d’hygiène de base ;
  • réduisez les contacts très rapprochés si vous êtes malade ;
  • consultez un vétérinaire en cas de symptômes inhabituels chez votre compagnon.

La pandémie a montré une chose essentielle : les animaux ne sont pas des coupables. Ils font partie du foyer. Et comme pour tout ce qui touche à la santé, la meilleure protection, c’est l’information juste et les bons réflexes.

Vos questions

+ Peut-on attraper le coronavirus en caressant un chien ou un chat ?

Le risque est très faible. Le principal scénario à envisager n’est pas une transmission directe par l’animal, mais une contamination indirecte via les mains ou des surfaces souillées si une personne malade a été en contact avec lui.

+ Mon animal peut-il être porteur du virus sur son pelage ?

Oui, de manière temporaire, comme n’importe quelle surface. Cela ne signifie pas qu’il est malade ni qu’il vous transmettra forcément le virus. Le lavage des mains après contact reste le bon réflexe.

+ Faut-il empêcher son animal de sortir si l’on est malade ?

Pas forcément, surtout pour un chien qui a besoin de promenades. En revanche, il vaut mieux limiter les contacts rapprochés avec les autres personnes et confier si possible les sorties à un proche pendant quelques jours.

+ Dois-je laver ou désinfecter mon chat après un contact à risque ?

Non, pas sans recommandation vétérinaire. Les produits désinfectants sont inadaptés aux animaux et peuvent être dangereux. Misez plutôt sur l’hygiène des mains et le nettoyage des objets partagés.

+ Quels symptômes chez mon animal doivent m’alerter ?

Une toux, des éternuements, une baisse d’appétit, une grande fatigue, des troubles digestifs ou une respiration anormale justifient un avis vétérinaire. Ces signes ne veulent pas dire Covid à coup sûr, mais ils méritent une consultation.

+ Les chats sont-ils plus à risque que les chiens ?

Les chats semblent pouvoir être infectés plus facilement que les chiens dans certaines situations, mais cela ne change pas le message principal : la transmission vers l’humain reste très peu probable. La vigilance doit surtout concerner les contacts très rapprochés avec une personne malade.

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